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ASSEMBLEE GENERALE
de L'Union Cycliste
des Vosges du Nord
VENDREDI 19 NOVEMBRE 2010
A 20H00
SALLE DE LA ZINSEL
DOSSENHEIM SUR ZINSEL
La 3ème édition du Mémorial Roland Esslinger se déroulait ce dimanche à Wittersdorf (Haut-Rhin), commune qui avait accueilli en décembre dernier les championnats d'Alsace de la discipline, a été remportée par Laurent Spiesser (Team Batibois VC Ste Croix en Plaine). Du coté de l'UCVN on retrouve Klein Pierre 31e et Massotte Françis 34e.
Prochaine épreuve, le Cyclo cross du Téléthon à Buhl (Haut Rhin) avant les Championnats d'Alsace (Bas Rhin) à Aschbach dans l'Alsace du Nord.
Hier nos deux cyclocrossmen se sont déplacé dans le Haut-Rhin pour participer à ce 50e cyclo-cross de Soultz organisé par le VC Soultzia. Sur un terrain gras nos deux coureurs ont souffert mais ont, tous les deux terminé la course. Klein Pierre est 39e et Françis Massotte 44e. Bravo aux deux.
KLEIN Pierre
MASSOTTE Françis

Originaire de Bergholtz, le jeune Robert s'est très tôt pris de passion pour le cyclisme. A l'origine de sa
vocation, un superbe vélo de course vert, de marque Captivante, exposé dans la vitrine du vélociste du coin, qui le faisait rêver.
Autre facteur entré en ligne de compte, le passage du Tour de France au col Amic en 1952, auquel il assista en
compagnie de son père. Il n'a pas oublié non plus le premier coureur passé devant lui, Raphaël Géminiani, alors échappé en solitaire vers Mulhouse où il devait remporter l'étape.
Débuts à l'Alsatia Guebwiller
Mais sa préférence était ailleurs. « Mon idole, c'était Roger Hassenforder, confiait-il volontiers. Je le
suivais dans ses exploits, le Tour de France 1953 où il avait porté le maillot jaune, ses victoires dans le Critérium national et les Boucles de la Seine. En plus le nom de jeune fille de ma
mère était... Hassenforder. »
Robert Hiltenbrand s'était alors lancé sur les traces de son illustre prédécesseur, débutant à 17 ans, en 1958, au
Vélo Club Alsatia de Guebwiller, avec une première victoire à la clé, cette même année. Il y en aura quelque 110 autres par la suite.
Il est fort avisé de suivre les conseils d'un Colmarien qui avait officié, à deux ou trois reprises, comme
mécanicien sur le Tour de France. Celui-ci l'incite à « monter à Paris ». En province, et l'Alsace ne faisait pas exception, les clubs avaient tendance à garder jalousement leurs
bons coureurs.
« Dans la Région Parisienne, expliquait encore Robert Hiltenbrand, il en était autrement. On dégrossissait les
jeunes et on laissait partir ensuite ceux qui voulaient aller progresser ailleurs. » C'est cette filière qu'avait suivie Robert Hiltenbrand, passant par des clubs alors prestigieux, le
VC Fontenay-sous-Bois, l'US Franco-belge et surtout l'Athlétic Club de Boulogne-Billancourt, le mythique ACBB, la pépinière des futurs «pros» dirigée par Paul « Mickey » Wiégant.
Entre autres à son palmarès, le Grand Prix de Boulogne 1966, une importante classique parisienne.
La même année, il est sélectionné en équipe de France pour le contre-la-montre par équipes des Mondiaux de Cologne,
où les Français, remarquablement emmenés par l'Alsacien, finissent quatrièmes, à sept petites secondes seulement de l'Italie, 3e.
Déçu par Antonin Magne
En 1967, Robert Hiltenbrand passe «pro» dans l'équipe Mercier-BP dirigée par le légendaire Antonin Magne - l'homme
à la blouse blanche et au béret - embauché pour 10 mois avec un salaire mensuel de 320 francs de l'époque (environ 50€) et deux vélos.
Malgré son dévouement pour ses leaders, Raymond Poulidor notamment, son contrat n'est pas reconduit à la fin de la
saison. Robert Hiltenbrand en avait gardé un profond sentiment d'injustice te, une grande déception, n'hésitant pas, à contre-courant du sentiment général, à déclarer avoir été très déçu par
Antonin Magne jugé bien mesquin. Pour lui, il n'y avait qu'un seul Monsieur, Paul Wiégant, qui lui avait tout appris.
En 1968, il porte le maillot de l'équipe Frimatic-de-Gribaldy, mais court à la musette, comme on disait
alors : on fournissait juste le matériel aux coureurs sans contrat, qui vivaient uniquement des primes gagnées en course. Écoeuré par certaines pratiques mafieuses lors des critériums,
il arrête sa carrière en juin.
Mais il n'y avait jamais eu la moindre amertume dans ses propos ultérieurs : « J'avais atteint le but que
je m'étais fixé, affirmait-il volontiers. J'envie les jeunes «pros» d'aujourd'hui généralement engagés pour deux ans, une période indispensable, comme dans tous les métiers, à l'apprentissage
de celui de coureur. »
Il abordait fatalement le problème du dopage : « Je refuse de cracher dans la soupe car nous avons connu
les amphétamines, jugeait-il fort honnêtement. L'action préventive doit porter sur les jeunes, il faut les convaincre que le dopage n'est pas indispensable pour passer "pro". »
(Article paru dans le journal l'Alsace)
Robert (Ici avec sa fille) aimait retrouver ses amis d'Alsace (Ici lors du tour Méditerranéen 2010 à La Ciotat)
En compagnie de Christophe Kern dont il suivait de près la carrière