LA PAGE DU VTT
DANS LA PEAU D'UN VTTISTE
Par Kummer Michel
Ce week-end eu lieu la dernière manche de l’Elsass Enduro Tour 2010 à Guebwiller. Une manche un peu particulière puisqu’elle se déroula sur 2 jours. Le samedi était consacré au Championnat d’Alsace de 4X (Four Cross) et le dimanche à la dernière épreuve d’enduro.
Samedi :
Arrivée sur la piste de 4X en début d’après-midi, un premier tour de piste à pied s’imposa pour prendre connaissance des difficultés et surtout pour se familiariser avec la piste totalement inconnue pour nous. Une piste dure avec des virages relevés et des bosses à franchir soit en les enroulant soit en les sautant. La piste paraissait simple à première vue mais quelques pièges étaient présents, notamment une méchante double bosse juste avant la ligne d’arrivée. Avec Olivier, on décida de la jouer tranquille surtout que cet épreuve ne comptait pas pour le classement de l’Elsass Enduro Tour. Elle nous permettait juste de prendre 10sec de bonification pour l’épreuve du dimanche.
Une fois la piste reconnue, il fallait passer aux choses sérieuses et commencer à faire des tours de pistes pour s’entraîner et se préparer pour les qualifications qui avaient lieu à 17h30. A pied la piste paraissait facile, sur le vélo c’était déjà autre chose. Mais heureusement cela n’à duré que quelques tours, une fois la piste apprivoisée tout allait beaucoup mieux (les photos en témoignent).
Olivier lors du saut de la table située en fin de piste
Michel sautant la même table de fin de piste
17h30, début des qualifications. Les dames s’élancent en premières, suivie des juniors, des masters (la catégorie d’Olivier) et des seniors (ma catégorie).
Arrive le tour d’Olivier, il s’élance pour son tour de qualification et à la première double bosse, je vois qu’il n’est pas au mieux de sa forme
contrairement aux entraînements. Il se qualifie en 65ème place sur 120. L’excès d’entraînement était peut-être la cause de cette contre performance. Mais dans cette contre performance, il a quand même trouvé un gros avantage ….
Arrive mon tour, la pression monte dans le portique de départ mais j’essaie de rester concentrer pour ne pas commettre d’erreurs. Le top départ est donné, je donne tout ce que j’ai pour ne pas avoir de regrets. J’enchaîne les virages et les bosses comme aux essais, sans prise de risque. Résultat, 53ème temps en 31,02sec, loin des premiers qui tournaient à 25sec mais fier quand même de ce premier chrono en 4X.
La particularité de cette épreuve, c’est que la phase finale allait se dérouler de nuit (à partir de 20h30), les organisateurs avaient installé des projecteurs pour éclairer la piste. Les organisateurs avaient découpé le classement général en 4 tranches : Les dames, les juniors, les qualifiés du dossard 1 au dossard 64, et qualifiés du dossard 65 au dossard 120.
C’est là qu’Olivier, dans sa contre performance des qualifications, a eu plus de « chance » que moi puisqu’il se retrouve meilleur temps de sa tranche alors que moi je me retrouve plus mauvais temps de ma tranche. Ca promet ….
20h30, début des 16ème de finale. Le speaker appelle mon dossard ainsi que 3 autres. On se retrouve donc à 4 sur la ligne de départ pour 30sec où il faudra tout donner. Ayant fait le plus mauvais temps de cette grille de départ, je me doute que je ne pourrais pas faire de miracle et préfère jouer la sécurité et ne pas risquer la chute. Le compte à rebours est lancé, 3 …. 2…. 1 ….. Top, la grille se baisse et tous les concurrents partent comme des flèches. Au premier virage je me retrouve dernier mais j’essaye tant bien que mal de rester accroché aux autres concurrents pour qu’en cas de chute je puisse tirer mon épingle du jeu. Malheureusement il n’y aura pas de chute et je termine donc 4ème et éliminé (il n’y a que les 2 premiers qui sont qualifiés pour les 8ème de finale).
Olivier lui s’en tire beaucoup mieux. Ayant fait la meilleure qualification de sa tranche, il parvient à atteindre la finale de sa tranche. Contrairement aux 16ème, 8ème, quart et demi finale, la finale s’avère beaucoup plus difficile. Les 4 pilotes sont sur la grille de départ, le départ est imminent …3….2…1..Top, là aussi les pilotes partent comme des flèches. Olivier reste en 3ème position et se bat pour la garder. Malheureusement, au premier virage un concurrent lui coupe la trajectoire et c’est la chute. Heureusement plus de peur que de mal, pas de bobo, juste un maillot déchiré. Mais cette chute lui a coûté une place sur le podium. Au final ce n’est pas grave, c’est déjà une excellente performance surtout pour quelqu’un qui n’a jamais fait de compétition de 4X.
En tout cas, cette soirée restera dans nos mémoires malgré une organisation lamentable de la part de la FFC.
Dimanche :
Le rendez-vous pour l’épreuve d’enduro était donné au parking du grand ballon. 230 enduristes s’étaient donné rendez-vous ce matin là pour en découdre sur les sentiers des Vosges.
8h30, départ pour les 10min de liaison nous séparant de la spéciale 1. Arrivée au départ de la spéciale 1, la pression commence à monter et comme toujours le silence domine nos conversations à Olivier et à moi-même.
8h58 :20sec, départ pour la première spéciale. Une spéciale de 12 min pour les meilleurs avec 750m de dénivelé négatif. Elle commence bien pour moi, j’essaye de retrouver mes marques et d’être propre pour ne pas commettre d’erreur. Mes efforts commencent à payer puisque que je rattrape le concurrent partit 20sec avant moi. C’est là que les choses se corsent, le doubler s’avère difficile et je préfère attendre derrière lui le moment propice pour le doubler sans risquer de chuter (ou de le faire chuter). Malheureusement, une erreur de ma part sur un caillou pointu m’oblige à m’arrêter pour changer de chambre à air. Tout espoir de finir bien classé s’envole puisque, pendant ma réparation, je vois passer Olivier qui partait 2min après moi. 10min plus tard, je repars pour terminer ma spéciale. Dommage parce qu’elle me convenait bien. Elle mélangeait tous les types de terrains : sentiers avec ou sans pierres, sentiers avec ou sans racines, pâturage, grands chemins, pentes raides, ….
Une fois la première spéciale, je ne pouvais pas traîner sous peine d’arriver en retard au départ de la spéciale 2. Pas le temps de souffler, je file directement vers la spéciale 2. Cette liaison était longue et difficile, j’y ai laissé beaucoup de forces mais je suis arrivé à l’heure au départ de la spéciale 2. En milieu de liaison je croise un ami rencontré lors d’une précédente épreuve de l’Elsass Enduro Tour, il pousse son vélo (le même que le mien) et se dirige vers le ravitaillement pour abandonner. Il a chuté sur la spéciale 1 et il a cassé le cadre de son vélo en 2 parties. Heureusement lui n’a rien.
Arrivé au départ de la spéciale 2, j’ai quelques minutes pour reprendre des forces avant de repartir pour une spéciale plus courte et plus facile. C’était un enchaînement de sentier sans difficultés. Il n’y avait que la partie finale qui était plus délicate parce que glissante à cause de la rosée du matin. J’ai donc préféré rouler avec prudence pour ne pas prendre plus de temps (une crevaison dans la journée, ça suffit).
A la fin de la spéciale 2, un ravitaillement nous attendait et il était le bienvenu. Il nous permis de reprendre des forces avant d’attaquer la liaison la plus longue et la plus difficile de la journée : 1h15 de montée avec 500m de dénivelé positif.
La spéciale 3 était très technique, elle était tracée sur un sentier étroit en devers avec des racines et des cailloux. Les appuis étaient primordiaux sous peine de glisser dans la pente. Quelques virages serrés étaient également là pour augmenter la difficulté. Là aussi, la prudence était de mise, pas question de perdre du temps dans une chute ou une réparation.
Après 3 spéciales et 2 liaisons, il n’y avait plus beaucoup d’énergie dans les réservoirs alors qu’une liaison éprouvante nous attendait. Cette liaison n’était pas difficile techniquement mais c’est la fatigue qui les a compliqué.
Arrivé au départ de la spéciale 4, j’entends le commissaire de course qui annonce le départ des dossards 53, 54, 55 et 56. Etant le dossard 56, je fonce au départ pour ne pas partir en retard. Heureusement qu’un autre enduriste me donna un coup de main pour récupérer mon casque que j’avais accroché au sac pendant la liaison. Sans ce coup de main, je serais parti en retard. La spéciale 4 était ludique et sans difficultés. Heureusement d’ailleurs parce que les dernières forces qu’il me restait n’auraient pas suffit pour une spéciale plus technique. Ca ne m’a pas empêché de tirer tout droit au dernier virage avant l’arrivée. Heureusement sans gravité, juste une banderole de signalisation arrachée.
La 5ème et dernière spéciale était tracée sur la place de la mairie de Guebwiller. L’organisation avait placé des modules en bois à franchir et une piscine avec une planche en bois de 15cm de large pour la traverser. Comme on pouvait s’en douter, la foule était rassemblée autour de cette piscine mais aucun membre de l’UCVN n’allât se baigner.
Au final, je termine 170ème sur 182 et Olivier 125ème. Olivier termine 13 sur 63 au classement général Master de l’Elsass Enduro Tour 2010.
Malgré ce mauvais résultat, ce week-end a été un excellent week-end. Comme toujours la bonne ambiance a régné et le fait de partager un bon moment entre ami reste le plus important. A l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
Par Michel Kummer
ET VOILA LE VTT
Pour cette saison 2010, le club accueille des jeunes passionnés du VTT. Pour l’instant ils sont au nombre de trois à s’aligner dans les compétitions. Ils enfileront un maillot spécifique aux couleurs du club. Ces maillots seront parrainés par un sponsor du club. Les premières courses auront lieu en cette fin de semaine. Kummer Michel court en VTT Enduro tandis que Danner Frédéric et son frère Alexandre seront les premiers déscendeurs de l’histoire de notre jeune club.
PRESENTATION DE L'ENDURO
C'est un mix entre le cross-country et le VTT de descente (ou DH), c'est la pratique polyvalente du VTT. Il faut pouvoir monter en vélo jusqu'au point de départ de la descente et ensuite descendre le plus rapidement possible. Cette discipline se pratique avec un vélo combinant les qualités de grimpeur d'un vélo de cross-country et les qualités de descendeur d'un vélo de DH. En général on utilise des vélos de 160mm de débattement avec un poids de 15kg env. Il est aussi possible de pratiquer l'enduro avec des vélos de 140mm de débattement mais il faut déjà disposer d'une bonne technique pour être propre dans les descentes.
Les courses d'Enduro se composent d'une ou plusieurs spéciales dans la journée. Les spéciales peuvent être plus ou moins longues suivants les endroits où elles sont organisées. Par exemple, une spéciale d'Enduro Series dans les Alpes durent 20min à 30min, alors qu'à l'Elsass Enduro Tour les spéciales durent 5 à 10min maxi (dû au relief moins important). Par contre à l'Elsass Enduro Tour il y a 6 spéciales dans la journée. Les liaisons entre les spéciales se font soient à vélo, soient par navette ou télésiège (comme au Lac Blanc).
le calendrier des courses pour Michel se résume à 4 dates :
- le 28 mars : Elsass Enduro Tour - Epreuve de Dabo (57)
- le 02 mai : Elsass Enduro Tour - Epreuve de Liepvre (68)
- le 23 mai : Elsass Enduro Tour - Epreuve de Mollau (68)
- les 11 et 12 septembre : Elsass Enduro Tour - Epreuve de Guebwiller (68)
Il participera aussi à la Pass'Portes MTB du Soleil le 25 et 26 juin à Morzine mais ce n'est pas une course, c'est une rando.
PRESENTATION DU VTT DE DESCENTE
Selon la FFC c’est une épreuve individuelle contre la montre sur un profil descendant parsemé d’obstacles. Le parcours très technique doit privilégier les paramètres vitesse/pilotage. Le temps de course est compris entre 2 et 5 minutes pour un parcours de 1,5 à 3,5 km. La technicité du matériel (cadre avec double suspension, freins à disque, …) nécessite un budget important. C’est pourquoi pour promouvoir cette discipline , 3 catégories différentes ont été définies :
- la catégoie Sport (cadre rigide avec suspension avant)
- la catégorie Stock (cadre à double suspension limitée dans le débattement, 160mm il me semble)
- la catégorie Pro (aucune restriction sur le matériel) Frédéric et Alexandre roulent en catégorie Pro.
L’équipement obligatoire du pilote comprend un casque intégral monobloc, une protection des genoux et des coudes, une protection dorsale, des gants complets, des manches longues. Pour de plus amples informations voilà un lien : http://descente.free.fr/.
Pour ce qui est du calendrier des courses :
- 17/18 Avril Barr - Coupe inter Région
- 24/25 Avril Remirmont - Coupe inter Région
- 15/16 Mai St Dié - Coupe inter Région
- 29/30 Mai Lac Blanc 1ère Manche Coupe de France Subaru